À plume débridée

À plume débridée

Quatre cents kilos de manuscrits obscènes. » Peu après la mort de Pierre Louÿs, le 4 juin 1925 à Paris, Robert Télin, le libraire de la rue de l'Université, assiste avec ses confrères à la mise en vente de la bibliothèque et des papiers de l'écrivain. La masse de documents est telle que l'inventaire se poursuit dans la cour de la maison du hameau de Boulainvilliers. Pierre Louÿs en effet conservait tout : la moindre lettre, ses notes, ses carnets, ses projets et, bien sûr, ses textes, soigneusement calligraphiés, recopiés « au propre ». « Délibérément, et avec le sentiment d'une pudeur froissée », raconte Télin, les experts séparent de l'oeuvre les écrits scandaleux, qu'ils jugent indignes d'un auteur raffiné. Ne sont connus à l'époque que Les Chansons de Bilitis, Aphrodite, La Femme et le Pantin, Les Aventures du roi Pausole. Autant de livres qu'on trouve déjà assez hardis. Quel sort réserver à cette manne érotique et pornographique dont semble-t-il personne ne veut ? Des ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes