À plume débridée

À plume débridée

Quatre cents kilos de manuscrits obscènes. » Peu après la mort de Pierre Louÿs, le 4 juin 1925 à Paris, Robert Télin, le libraire de la rue de l'Université, assiste avec ses confrères à la mise en vente de la bibliothèque et des papiers de l'écrivain. La masse de documents est telle que l'inventaire se poursuit dans la cour de la maison du hameau de Boulainvilliers. Pierre Louÿs en effet conservait tout : la moindre lettre, ses notes, ses carnets, ses projets et, bien sûr, ses textes, soigneusement calligraphiés, recopiés « au propre ». « Délibérément, et avec le sentiment d'une pudeur froissée », raconte Télin, les experts séparent de l'oeuvre les écrits scandaleux, qu'ils jugent indignes d'un auteur raffiné. Ne sont connus à l'époque que Les Chansons de Bilitis, Aphrodite, La Femme et le Pantin, Les Aventures du roi Pausole. Autant de livres qu'on trouve déjà assez hardis. Quel sort réserver à cette manne érotique et pornographique dont semble-t-il personne ne veut ? Des ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon