À mots couverts

À mots couverts

Argots, jargons, messages cryptés... Une enquête sur la passion des langages secrets en littérature.

Quoi de commun entre François Villon et ses amis « coquillards », les troubadours occitans, les anciens Scandinaves et les anciens Indo-Européens ? Avoir usé du langage, non pour éclairer le réel, mais pour en dissimuler les secrets. Car « tous les êtres parlants, jureurs et copistes autant que dieux et prêtres, partagent une attirance pour le caché », affirme Daniel Heller-Roazen, professeur à l'université de Princeton, qui entreprend de nous faire visiter les cryptes, criminelles ou sacrées, de nos langues communes. Il s'agit de défaire l'ordre grammatical pour en découvrir les résistances, les énigmes et traquer « les mots sous les mots ». Il en résulte une enquête à sauts et à gambades, à la suite de Marcel Schwob ou de Tristan Tzara, sur l'argot des marginaux et des poètes, les jargons énigmatiques, les « cants », « kenningar » et autres langues spéciales, ou encore l'intérêt obscur de Ferdinand de Saussure, qui a pourtant élevé la grammaire comparée au rang de science, voire d ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon