À mots couverts

À mots couverts

Argots, jargons, messages cryptés... Une enquête sur la passion des langages secrets en littérature.

Quoi de commun entre François Villon et ses amis « coquillards », les troubadours occitans, les anciens Scandinaves et les anciens Indo-Européens ? Avoir usé du langage, non pour éclairer le réel, mais pour en dissimuler les secrets. Car « tous les êtres parlants, jureurs et copistes autant que dieux et prêtres, partagent une attirance pour le caché », affirme Daniel Heller-Roazen, professeur à l'université de Princeton, qui entreprend de nous faire visiter les cryptes, criminelles ou sacrées, de nos langues communes. Il s'agit de défaire l'ordre grammatical pour en découvrir les résistances, les énigmes et traquer « les mots sous les mots ». Il en résulte une enquête à sauts et à gambades, à la suite de Marcel Schwob ou de Tristan Tzara, sur l'argot des marginaux et des poètes, les jargons énigmatiques, les « cants », « kenningar » et autres langues spéciales, ou encore l'intérêt obscur de Ferdinand de Saussure, qui a pourtant élevé la grammaire comparée au rang de science, voire d ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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