À l'ombre des salles obscures

À l'ombre des salles obscures

Dossier Simenon

Nombre de réalisateurs se sont cassé les dents en adaptant Simenon. D’autres, en s’en émancipant, ont signé des chefs-d’oeuvre. Panorama depuis 1970.

Par Jean-Marie Samocki

Les adaptations de Simenon au cinéma ont suivi assez vite et très régulièrement la publication de ses romans. Puis la télévision a pris le relais, pour la série des Maigret (incarné par Jean Richard, Bruno Cremer et depuis 2016 en Grande-Bretagne par Rowan Atkinson), mais aussi pour ses romans « durs ». À partir du début des années 1970 (c'est-à-dire le moment où Simenon, par ailleurs si associé aux années 1950, arrête le genre romanesque), les adaptations cinématographiques se sont faites plus rares - mais non moins passionnantes. À travers elles se distinguent diverses lectures, divers usages contemporains de l'écrivain.

Premier registre : des films très classiques, qui trouvent chez Simenon des intrigues solides, fondées sur des duels psychologiques intenses. Leurs réalisateurs savent mettre en valeur des acteurs qui associent une présence impressionnante à une dimension tragique. Ainsi, entre 1971 et 1982, Simone Signoret tournera avec Jean Gabin dans Le Chat, av ...

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