À l'ombre de Boko Haram

À l'ombre de Boko Haram

Un texte qui grandit avec son narrateur, un enfant des rues du nord du Nigeria.

Il y a quelques années, l'écrivain Helon Habila, auteur de puissantes chroniques sur la répression militaire et le trafic de l'or noir au Nigeria, prédisait l'émergence d'une littérature passionnante, nourrie par les voyages, l'accès à Internet et aux creative writings de sa génération cadette. Premier roman du jeune Elnathan John, Né un mardi lui donne raison. Optant pour le regard frontal et naïf d'un gamin des rues, l'écrivain y consigne le quotidien brut et désoeuvré de la jeunesse nord-nigériane au début des années 2000. Une époque de tensions qui aboutira à la militarisation de Boko Haram en 2009.

Dans un monde où l'on omet jusqu'à son âge et son prénom, « Dantala » (« Né un mardi » en haoussa) n'a peur de rien sauf d'Allah. Et du bonheur, car « le fait d'être heureux » pourrait bien « porter malheur », pense-t-il. Rythmées par les hadiths, les joints de « wee-wee » et les descentes violentes au profit du « Petit Parti », ses journées changent lorsqu ...

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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