À livre ouvert

À livre ouvert

Introduire du romanesque dans l'histoire littéraire, c'est bien le moins qu'on puisse faire.

Liberté grande de la critique : oublié le XIXe siècle positiviste, oublié le XXe siècle formaliste, oublié le Contre Sainte-Beuve de Proust et le S/Z de Roland Barthes, désormais, affirme Michel Murat, pourtant professeur à la Sorbonne, « une bonne histoire littéraire se lit comme un roman ». Loin d'être une proposition naïve, l'idée de réintroduire un peu de romanesque dans nos représentations des oeuvres, des interprétations et des événements est d'abord impertinente, joyeuse et pédagogique : elle rend sa substance au duel opposant, par livres interposés, Balzac et Sainte-Beuve, elle transforme la lecture de Walter Scott par Bouvard et Pécuchet en une magnifique leçon d'histoire littéraire, elle réanime la bibliothèque de Des Esseintes, rend utile l'érudition et permet de comprendre les enjeux des romans à clé qui jalonnent notre histoire littéraire des Goncourt à Gide.

De l'artiste qui se vit comme un héros de roman à la manière de « vivre public » de Sar ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon