À l'encre verte

À l'encre verte

De plus en plus d'écrivains se saisissent de la crise environnementale, non pour simplement en faire un thème de plus, mais pour inventer de nouvelles formes.

Richard Powers

Ce qui s'écritsur les feuilles

une chose frappe toujours dans les romans de Richard Powers, c'est la grande maîtrise de leur construction. Romancier-architecte, l'écrivain brasse chaque fois un matériau étendu qui, chez d'autres, fournirait l'objet de plusieurs romans séparés. Les dimensions de L'Arbre-Monde, de ce point de vue, sont spectaculaires : Richard Powers nous invite à suivre rien moins que neuf personnages ; sur ces neuf trajectoires, cinq convergent, quatre restent indépendantes ; toutes sont encastrées dans autant de généalogies qui permettent à l'auteur de remonter le temps et d'évoquer le creuset d'immigrations (Scandinavie, Asie, etc.) caractéristique de l'histoire des États-Unis. Enfin, il y a la métaphore de l'arbre, puisque ce roman écologiste est, fondamentalement, un roman sur les arbres : les quatre parties s'intitulent racines, tronc, cime et graines, et l'organisation des intrigues épouse cette forme imaginaire. ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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