À l'approche de la fin

À l'approche de la fin

Il y a chez le très francophile Julian Barnes un je ne sais quoi d'irrésistiblement anglais : un mélange d'understatement, d'habileté dans la menée de l'intrigue et cette « façon de ne jamais vouloir sérieusement être sérieux », comme le remarque Adrian Finn, un des personnages d'Une fille, qui danse. Tous ces traits font de ce roman une réussite parfaite, une sorte de Rubik's cube à portée métaphysique. Dans cet art consommé du récit se nichent, en filigrane, quelques-unes des questions fondamentales se posant à l'être humain : le temps, la mémoire, la responsabilité, le désir, le sens d'une vie.

Rien de plus banal, pourtant, que l'histoire telle qu'elle se présente au début. Une école londonienne dans les années 1960, trois adolescents un peu prétentieux, et un nouvel élève. Difficile de ne pas songer à l'arrivée en classe de Charles Bovary, venant de l'auteur du Perroquet de Flaubert. Or, Adrian est l'exact opposé de Charles : brillant, d'une int ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon