À Jacques Lacan sa lacune

À Jacques Lacan sa lacune

Le psychanalyste n'hésitait jamais à revenir sur ses propos, jusqu'à se contredire. Il ne s'agissait pasde pirouetter, mais de faire entendre qu'au centre de tout savoir réside un manque impossible à combler.

L'expérience la plus commune du doute est celle de son effet : une inhibition de l'action, une paralysie, ou, pour le dire avec Hamlet, une procrastination. Pourtant, la psychanalyse sut ne pas se focaliser sur cet effet et, si ce n'est dénicher sa cause, tout au moins explorer de quelle industrie il est le produit. Ainsi assiste-t-on à un étrange chassé-croisé entre Sigmund Freud et Jacques Lacan car, tandis que le premier démembre la machinerie du doute, le second, lui, démembrera cette levée du doute que réalisa Descartes avec son cogito.

Démembrements

On n'a pas assez tiré parti d'à quel point l'analyse freudienne du doute porte bien au-delà de la seule clinique psychanalytique, concerne l'analytique comme tel, hors « fonction psy » On s'en étonne, car elle peut aller jusqu'à être formalisée : lorsqu'une alternative se présente, dont on dénommera les deux branches a et b, la solution du problème du doute qu'elle suscite consistera, façon ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.