à Henry van de Velde

à Henry van de Velde

M on cher et estimé Professeur - mais non, je ne puis vous appeler professeur, vous êtes plus que cela - combien je vous remercie pour les deux livres : superbe votre idée d'un musée des formes pures, à vrai dire, il faudrait composer une semblable anthologie de la littérature, qui ne ferait de place qu'à la perfection formelle, prose parfaitement achevée, poème pleinement abouti. Mais peut-être votre projet est-il trop modeste. Il faudrait fonder quelque part sur cette terre une petite ville soumise aux seules lois de l'esthétique, où rien ne serait asservi à une quelconque fin utilitaire, où il n'existerait de toutes choses que des exemplaires choisis, où l'humanité même serait représentée par un choix des formes les plus belles - une île alcyonienne au milieu de la grande mer de Béotie. Qu'il est beau, déjà, d'évoquer ces choses par la pensée ! Mais qu'il est plus beau encore de les voir prendre forme, de leur donner forme - en maître d'oeuvre et en façonneur que ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine