À fond la caisse

À fond la caisse

Un macho argentin arrogant hérite d'un cadavre inconnu pour un polar conduit de main de maître.

Les amateurs de polar ont peut-être déjà lu ce roman de l'écrivain argentin Kike Ferrari, traduit en 2012 aux éditions Alvik. Si non, cette réédition dans une nouvelle traduction donne l'occasion de se rattraper. Compact, efficace et brutal, De loin on dirait des mouches raconte une journée dans la vie de Machi, affairiste argentin richissime et corrompu, le pire qu'on puisse imaginer dans le genre bling-bling, arrogance, cocaïnomanie, sexisme et vulgarité - un personnage à la Scorsese, version latine. Il semble toutefois que sa réussite et son mode de vie tapageur finissent par lui attirer des ennemis : ce matin, ouvrant le coffre de sa BMW à 200 000 dollars, Machi a trouvé un cadavre, défiguré au moyen d'un pistolet qui semble être le sien. Comment s'en débarrasser sans laisser trop de traces ?

Le scénario ressemble à celui d'une série B ; avec un style sec, des dialogues toniques et une ironie décapante, il satisfait pleinement aux canons du genre, et son format ...

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