À corps et à Christ

À corps et à Christ

Loin de la pleutrerie bien-pensante, une armée de plumes hérissées, passéistes et prémonitoires s'est dressée contre la « robotisation des consciences ».

au dire de Paul Gordan, bénédictin autrichien d'origine juive, qui fut, au Brésil, entre 1943 et 1945, son frère en la foi et son compagnon d'exil, la plus sûre manière de réjouir Georges Bernanos était de l'honorer du titre de « célèbre écrivain catholique ». L'auteur de Journal d'un curé de campagne (1) explosait alors d'un rire jovial, « signe de la sérénité supérieure et lucide d'une bonne et saine ironie », ajoute son ami religieux. Bernanos, pour qui l'écrivain catholique, loin de toute labellisation et « investiture officielle », appliqué à « travailler librement sous le regard de Dieu », devait, harcelant la pleutrerie et la soumission bien-pensante, se donner avant tout pour « tâche modeste d'ouvrir les portes et les fenêtres, afin de renouveler l'air ». Une salubre et impitoyable ventilation des âmes héritée de son maître en « imprudence », Léon Bloy, qui sut à son heure ce qu'il en coûtait de « casser les vitres » et d'opérer la charité ...

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