À contre-courant

À contre-courant

À partir d'un tragique accident, Ron Rash mêle subtilement écologie et psychologie.

Mieux vaut, en matière de littérature, se méfier des classements hâtifs. Particulièrement dès lors que l'on aborde la frontière entre « littérature noire » et « littérature blanche ». Prenez l'Américain Ron Rash, 62 ans : ses premiers livres publiés en France ont été étiquetés polars. Il planait, certes, sur ses romans parus aux éditions du Masque une atmosphère sombre qui pouvait justifier ce choix, mais quelque chose dans l'écriture puissante et lyrique de l'auteur laissait deviner que l'on était plus proche d'un Thomas McGuane, voire de Cormac McCarthy, que de John Connolly.

Pas de meurtre, dans ce Chant de la Tamassee, juste une mort accidentelle, mais particulièrement cruelle, celle d'une petite fille de 12 ans. Alors qu'elle est emportée par les eaux tumultueuses de la rivière lors d'un pique-nique en famille, son corps se retrouve coincé sous des rochers qu'un courant trop violent rend impossible d'atteindre. De ce fait divers (imaginaire), l'auteur va tirer u ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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