À Canterbury, l'entrelacs des récits

À Canterbury, l'entrelacs des récits

Selon Chesterton, à qui nous devons les enquêtes policières du père Brown, Les Contes de Canterbury sont comme une cathédrale immense, belle et inachevée. De leur auteur, Geoffrey Chaucer, il dit : « Artiste, il choisit le terme propre pour chaque effet qu'il veut produire ; diplomate, il sait choisir le mot qu'il faut ; philosophe, il établit entre les courants de la pensée de son époque des distinctions théoriques d'une délicatesse et d'une précision dignes d'un théologien ; esprit cultivé, il peut aller cueillir des histoires à tous les bouts de la terre, et suivre aussi bien les mythologies embrouillées d'Ovide que pénétrer le génie de Dante. » Ce panégyrique contredit les assertions des dénigreurs de Chaucer pour qui il n'était qu'un imitateur du Décaméron de Boccace. Mais celui que Dryden appelait « le père de la poésie anglaise » ne s'est pas contenté d'être un épigone. Né quelque trente ans après son devancier, vers 1340-1343, il puisa aux sources en marquant le Moyen Âge de ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.