« Votre intelligence divinatrice... »

« Votre intelligence divinatrice... »

Un morceau de bravoure alliant flatterie précieuse et excuses acrobatiques, adressé à Montesquiou.

Je ne pourrai pas oublier cette gentillesse, cette faveur, cet appel, cette élection, cette « grâce ». Ni le cruel sentiment de l'involontaire gaucherie que la maladie impose aux gestes de la gratitude et mue l'effusion la plus pure en le refus le plus maladroit. Mon espoir est en votre intelligence divinatrice qui traduit instantanément en leur sens sublime les mots d'espérance les moins adéquats, telle cette héroïne de France que tous les hommages avaient laissé froide jusqu'au jour où un soupirant fut assez troublé pour ne trouver à lui répondre que : « merci monsieur » [réminiscence d'un passage du Livre de mon ami d'Anatole France]. Jusqu'ici j'étais très malade. Maintenant je le suis encore. Mais en plus je me soigne. Les deux réunis sont au-dessus des forces humaines. Alors les sorties inopinées, punies par quinze jours de fièvre, sont en attendant mon départ pour q.q. maison de nerveux mon lot habituel. Aussi que pourrais-je mardi ? Probablement pas venir, ou une heure seu ...

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