« Une inquiétante blancheur »

« Une inquiétante blancheur »

La plasticienne et écrivaine s'est prise d'une folle passion pour l'auteur de Connaissance par les gouffres

peut-on toute sa vie être cloué par un simple regard ? Il faut imaginer ce que cela signifie : tout ce que l'on a vécu, tout ce que l'on vivra est incendié par le moment où l'on croise ce regard. L'avenir en portera les conséquences, mais le passé n'a été vécu que dans cette attente. Cet instant, celui de la rencontre, n'est plus une simple épiphanie mais bel et bien un ravissement. Ce regard, cet éblouissement, se produit en 1957, lors de l'une des très nombreuses soirées organisées par le groupe surréaliste, Unica Zürn voit Henri Michaux. Et elle bascule, comme une crise d'épilepsie sans les spasmes, elle est littéralement éblouie. Plus tard, dans son roman L'Homme-Jasmin, sous-titré Impressions d'une malade mentale, elle reviendra sur le surnom qu'elle invente pour évoquer le poète, l'Homme Blanc : « [...] comment pourrait-elle l'appeler autrement, lui qui émet les insoutenables rayons de l'inquiétante blancheur ? » Cette rencontre quasi fortui ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard