« Un roman en cours, c'est un coupable idéal »

« Un roman en cours, c'est un coupable idéal »

Écrire, c'est faire un bond hors du rang des meurtriers », pense Kafka. C'est « démontrer son existence », ajoute Bertrand Leclair. En attendant celui qui s'emparera de la formidable affaire Viguier, le romancier, sous le patronage de Truman Capote ou de Jean Meckert, rouvre quant à lui un dossier oublié : celui de « l'invraisemblable histoire de Georges Pessant ». Reconnu coupable le 7 février 1962 d'une série de trois crimes abominables, parmi sept dont il était accusé, tous commis dans la région d'Armentières, il fut condamné à mort et exécuté. L'auteur, qui évoquait cette affaire dans plusieurs de ses précédents livres, ne cache pas qu'il est intimement convaincu de l'innocence de Georges Pessant, bibliothécaire vieux garçon, introverti et asocial, inculpé à partir d'aveux extorqués et sur la foi d'un curieux journal intime tenu en prison. Mais Georges Pessant est attaqué malgré tout. Car il ne s'est pas contenté de rédiger, à la suite des épuisantes reconstitutions auxquelles i ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon