« Un coup de pied au derrière »

« Un coup de pied au derrière »

Après que la Révolution a tout balayé sur son passage, les romantiques, Chateaubriand en tête, ont tout fait pour redorer le blason du christianisme, au risque d'une régression.

jamais depuis la Réforme au XVIe siècle, l'Église n'a connu une telle crise que lors des événements révolutionnaires après 1789. Politique et religion se mêlent étroitement quand s'achève l'alliance du trône et de l'autel. La chute du roi entraîne la fin des couvents, l'interdiction du port de la soutane et l'adoption du divorce. Un renouveau se dessine au moment où le romantisme veut exprimer toute l'âme et inscrire le sentiment religieux dans la littérature. Cette première renaissance catholique répond aux désastres de la Révolution au moment où le catholicisme n'est plus, selon le Concordat de 1801, que la « religion de la majorité des Français ».

Le vicomte de Chateaubriand, le comte Joseph de Maistre et le vicomte Louis de Bonald participent à la lutte de la religion et de l'incrédulité. Chateaubriand veut démontrer en 1800 le « génie du christianisme », la vérité de la religion par sa beauté et son génie civilisateur. L'idée chrétienne a civilisé les barbares ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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