« SE FAIRE INFINIMENT PETIT OU L'ÊTRE »

« SE FAIRE INFINIMENT PETIT OU L'ÊTRE »

Dans un volume fidèle à la composition originelle, sont réunis les aphorismes de Kafka, écrits alors qu'il contracte la tuberculose.

Les aphorismes de Zürau, réunis il y a quinze ans par Roberto Calasso en un petit volume fidèle à la disposition originelle, constituent un condensé de la pensée kafkaïenne d'une redoutable actualité.

Automne 1917. Kafka vient d'apprendre qu'il était atteint de la tuberculose (« les trompettes d'alarme du néant », écrit-il dans son Journal). En un sens, le voici soulagé : l'irrémédiable s'est niché au creux de sa poitrine. Chez sa soeur Ottla, à Zürau (Bohême), où il est venu chercher le repos « comme un vautour », le malade, étonnamment, respire mieux. Son sofa « flotte sur la campagne ». Autour de lui, oies, chèvres, cochons, bosquets et champs de houblon, un paradis abscons et sans règles. Le travail est abandonné, l'amour biffé d'un trait vengeur. Noté à la date du 22 septembre : « rien ». Kafka donne à manger aux chèvres et épluche les pommes de terre, ses nuits sont peuplées de souris séditieuses, un « furtif rayon de soleil » passe à travers les carreaux. Rêve ...

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