« Sachez quel rythme tientles hommes »

« Sachez quel rythme tientles hommes »

La ponctuation laisse transparaître le non-dit, tout ce que le corps écrivant a encore en réserve. Elle révèle aussi la manière dont une parole s'impose. Trois options s'offrent à nous : l'orthodoxie typographique, la surponctuation et la déponctuation. Et si l'on ne veut pas choisir, il y a la poésie...

Le signe de ponctuation n'est pas un signe « linguistique » saussurien. Dans l'écrituration il transcrit le tonal de la parole dite. Le relevé de leurs notations (« ! ? ... »), en somme peu nombreuses et comme insuffisantes, apparente les signes de ponctuation à ceux d'une partition musicale : comme d'un récitatif de la langue vociférée du parler qui fait passer la voix de l'auteur par la voix de son corps ; l'espèce de toux se faisant verbe.

Ce sont des définitions ; des dessins (icônes ?) de syncatégorèmes spécifiques, articulant l'émission, l'énonciation, l'adresse - « depuis que nous sommes un dialogue » (si je puis me permettre de sortir ce fragment hölderlinien de son contexte). Nous rencontrons ces signes dans la lecture, et les employons lorsque nous écrivons ; ils font jouer le contexte existentiel de l'interlocution dans le texte, minuscules didascalies paraphrasables (si on avait le temps à chaque fois de s'y attarder) ; le sens déborde la signi ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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