« NOUS IRONS PLUS LOIN SANS AVANCER JAMAIS »

« NOUS IRONS PLUS LOIN SANS AVANCER JAMAIS »

toujours, j'ai lu et aimé Apollinaire. Même si je crois n'avoir jamais écrit sur lui. Je n'ai pas appelé « Lou » sans raison l'héroïne de l'un de mes romans, Le Nouvel Amour. Ni tiré pour rien d'un poème de Calligrammes (« Un fantôme de nuées ») le titre d'un autre, Le Siècle des nuages. Alcools fonde formidablement la poésie française du XXe siècle : les cuivres tonitruants de « Zone » et les murmurantes cordes de « La chanson du mal-aimé », entre lesquels s'élève la pure et déchirante mélodie du « Pont Mirabeau », contribuent, pour elle, à la plus extraordinaire ouverture qui soit. Par un seul homme ayant élu l'instrument en apparence le plus simple, la ligne est tendue qui va vibrer et accompagner son chant, tout en unissant la poésie d'hier à celle de demain : « Et l'unique cordeau des trompettes marines ».

Mais ma préférence va de plus en plus aux poèmes qu'Apollinaire écrivit ensuite, qu'il adressa à des femmes, Madeleine ou Lou, tand ...

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Grand entretien

Éric Vuillard

Éric Vuillard
« La Guerre des pauvres est une guerre qui n'est pas terminée. »