« On ne se méfie jamais assez des imbéciles »

« On ne se méfie jamais assez des imbéciles »

Deux familles, l'une juive, l'autre pas, subissent sidérées puis déchirées l'irrésistible ascension de Hitler.

Franz-Olivier Giesbert aime les hommes, c'est pour cela qu'il s'en méfie. Ses romans peuvent être nimbés d'amitié à la vie à la mort, illuminés d'amour toujours, éclairés de coups de foudre comme baignés dans la haine et le sang, l'excrément, la puanteur, la chair et l'âme en décomposition. Avec ce dernier opus sur la montée du nazisme, le lecteur est servi. Comment le peuple allemand, si raffiné, put-il creuser sous lui ce charnier antisémite dont on craignit qu'il engloutît la civilisation ? Comment Hitler, autrement dit, selon le titre du livre, « le schmock », c'est-à-dire en yiddish « le con, le salaud, le pénis », comment cet « orateur de brasserie » a-t-il pu s'imposer au pays de Bach, de Goethe et de Marx ? Et, interrogation subsidiaire, pourquoi tant de Juifs persécutés ne choisirent-ils pas de fuir devant « la bête immonde » ? Il ne s'agit certes pas d'un essai, et, pour explorer les coins et recoins les plus sordides, mais aussi les plus lumineux des acteurs de cette épo ...

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