« Mireille Havet, libre et romantique à en mourir. »

« Mireille Havet, libre et romantique à en mourir. »

Héroïne du Paris lesbien, amie de Colette et d'Apollinaire qui l'appelait la « petite poyétesse », Mireille Havet 1898-1932 fut, comme le montre l'historienne Emmanuelle Retailaud-Bajac dans son admirable travail biographique, « l'enfant terrible » des Années folles.

Comment avez-vous découvert Mireille Havet ?

Lorsque je préparais ma thèse d'histoire sur les consommations de drogues dans l'entre-deux-guerres. J'ai découvert la publication par Claire Paulhan du Journal de Mireille Havet, auteur dont j'ignorais l'existence. Cette œuvre intime représentait un témoignage de premier ordre. Le caractère glamour, romanesque et tragique du personnage m'a fascinée.

Sa mort précoce, à 35 ans, a pu faire dire qu'elle incarnait les Années folles jusqu'au pathétique...

Elle a porté à son paro-xysme toutes les inquiétudes de la Belle Époque. Les angoisses face à la perte de repères politiques ou religieux. C'est une mystique sans la foi. Il est saisissant de voir que ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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