« L'humour a régressé partout »

« L'humour a régressé partout »

Entretien avec Benoît Delépine et Gustave Kervern, fondateurs d’un pays où tout est permis. Une enclave qui fait office de village gaulois pour avoir échappé au coup de balai de Vincent Bolloré sur le défunt « esprit Canal ».

Après la mort du président Christophe Salengro et le départ de Jules-Édouard Moustic, Gustave Kervern et Benoît Delépine sont, avec Francis Kuntz, les derniers piliers historiques de « Groland ». On les croise alors qu'ils finissent le montage de leur neuvième film en tandem, Effacer l'historique, avec Denis Podalydès et Blanche Gardin. Pour Delépine, « Blanche est dans la vérité. Elle est hantée par la vérité de ce qu'elle a vécu et de ce qu'elle balance. Quand tu dis des trucs pareils tous les soirs, ce n'est pas évident. C'est pour ça qu'elle s'accroche à son micro. Tu peux mourir si tu le dis mal ». Le film racontera l'équipée de trois anonymes tentant d'aller débrancher Internet. « C'est peut-être la fin d'un cycle, le dernier film à la don Quichotte qu'on fait. » Et quel sera le suivant ? « Oh ! Le but, c'est de ne pas avoir d'objectif... »

Dans son livre, Frédéric Beigbeder présente les chroniqueurs de France Inter comme l'incarnation d'une dérision o ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.