« Les jours heureux »

« Les jours heureux »

Quand le ciel de l'histoire gronde et que les nuées passent à l'encre noire, quand la crainte éteint la lumière de l'espoir, c'est alors qu'il faut ouvrir les yeux vers le passé, autrement dit vers le futur. Se souvenir que nous avons connu des moments autrement sombres d'où quelques hommes rares, debout quand tant d'autres étaient couchés, ont préparé l'avènement des « jours heureux ».

Ils s'appelaient « Rex », « Bip », « Argonne », « Brumaire ». Les pseudonymes de ces résistants (Jean Moulin, Georges Bidault, Jacques Debû-Bridel, tant d'autres...) qui, dans la clandestinité, oeuvrèrent dès mai 1942 à ce programme du Conseil national de la Résistance baptisé « Les jours heureux ». Un pari sur l'homme, sur le génie français, qui devint « Le » pacte social de l'après-guerre. La France était écrasée sous l'Occupation. Ils étaient une vingtaine, ces chefs de l'armée de l'Ombre, à croire qu'il pourrait y avoir un avenir, qu'il fallait qu'il soit « heureux », c'est-à-dire juste, h ...

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