« Les journalistes travaillent mal »

« Les journalistes travaillent mal »

Règne du buzz, presse affaiblie, opinion publique versatile : le sociologue pointe les vulnérabilités des démocraties face aux porteurs de fake news.

L'usage sans vergogne du mensonge expliquerait-il la montée des populismes ?

Gérald Bronner. - Il y a un renouvellement de la vitalité du populisme, parce que, outre l'impact des variables macro-économiques, le marché de l'information est devenu ultraconcurrentiel, il n'est plus régulé. Auparavant, tout le monde ne pouvait pas prendre la parole. Aujourd'hui, l'essentiel pour certains acteurs paraît d'attirer l'attention des autres, parfois au prix du ridicule. Cette bataille pour l'attention, Donald Trump par exemple l'a clairement gagnée. Ses déclarations ont fait le buzz, y compris dans les médias traditionnels qui se sont fait le relais de ses propositions ; même s'ils l'ont critiqué, son message a pu ainsi trouver des électeurs qui ne seraient pas allés voter. Ce sont des gens comme Trump ou Beppe Grillo en Italie qui, en plus de propositions outrancières, s'adossent à des déclarations en contradiction avec la connaissance scientifique or ...

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