« Le défi consiste à lutter contre la pure inspiration »

« Le défi consiste à lutter contre la pure inspiration »

Publiant Orages intérieurs, un roman proche du thriller, l'Écossais affiche son goût de la narration et du genre. Il se conçoit surtout comme un mécanicien du récit, travaillant en toute préméditation.

En 1985, il a surgi dans les librairies françaises comme une météorite propulsée par un Bernard Pivot conquis. Il faut dire que l'animateur d'« Apostrophes » s'était engagé à rembourser tout lecteur déçu par son roman, Comme neige au soleil. Depuis, l'amour réciproque des Français pour William Boyd ne s'est jamais démenti. Rien de surprenant : l'Écossais présente toutes les qualités de l'écrivain britannique à son meilleur niveau. Ses histoires sont impeccablement tricotées et parfaitement racontées, son écriture est totalement maîtrisée, et il possède une inépuisable capacité à se renouveler. Avec Orages ordinaires, il a choisi, cette fois, de nous offrir un polar, ou plutôt un thriller. Mais un thriller à la Boyd, littéraire et subtil. L'occasion de l'interroger sur sa conception du roman et son amour pour la littérature de genre. L'occasion aussi de tenter de comprendre l'attirance qu'exercent sur lui comme sur nombre d'auteurs le cinéma et son écriture visuelle. Confession d'un ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine