« L'école sacrifie la culture sur l'autel de l'égalité »

« L'école sacrifie la culture sur l'autel de l'égalité »

« Être homme, c'est confier la mise en forme de son destin à la littérature », écrit l'essayiste et philosophe, producteur à France Culture de l'émission « Répliques » depuis 1985. Alors que ses livres, Un coeur intelligent ou L'Identité malheureuse, sollicitent des écrivains canoniques de l'Hexagone, de Mme de La Fayette à Barthes, de Michelet à Camus, l'académicien, ancien professeur à l'École polytechnique, est - on ne s'en étonnera pas - très pessimiste sur l'enseignement des langues anciennes et du français.

Comment envisagez-vous l'actuelle situation du latin et du grec dans l'enseignement secondaire ?

ALAIN FINKIELKRAUT. Si le gouvernement s'acharne notamment contre la langue qui a formé le mot « démocratie », c'est en invoquant des arguments démocratiques. L'enseignement des langues anciennes est suspect à droite d'inutilité et à gauche d'élitisme. Il est réservé, dit-on, aux enfants de la bourgeoisie, il aggr ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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