« Koltès parle de l'Europe où nous vivons »

« Koltès parle de l'Europe où nous vivons »

Michael Thalheimer, 45 ans, treize ans de mise en scène, une solide réputation outre-Rhin, monte en français Combat de nègre et de chiens, de Bernard-Marie Koltès, au Théâtre de la Colline, où il est, cette saison, artiste invité.

Koltès situait sa pièce, écrite en 1979, en Afrique noire, dans « un chantier de travaux publics d'une entreprise étrangère ». Une manière d'évoquer le néocolonialisme...

Michael Thalheimer. Je pense qu'aujourd'hui encore plus, on peut comprendre que cette pièce parle de l'Europe où nous vivons. Travailler sur le colonialisme ne m'intéressait pas. Cette pièce a à voir avec nos propres peurs, nos regards sur l'Afrique, nos sentiments de culpabilité.

Vous conservez, intact, le texte de Koltès, mais vous faites suivre Alboury par un choeur de dix comédiens.

Dès la première scène, quand Alboury vient réclamer le corps de son frère, on sent l'influence du théâtre antique. Alboury est composite : dans certaines scènes, il apparaît pou ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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