« Je rêve de voir les Algériens se lever »

« Je rêve de voir les Algériens se lever »

La censure d'une œuvre littéraire est toujours un aveu de faiblesse. Pour avoir évoqué l'indigence du FLN et l'éteignoir sous lequel il maintient son peuple, les lettres « de colère et d'espoir » qui composent Poste restante : Alger de Boualem Sansal éd. Gallimard ont été interdites en Algérie en 2006. Le dernier roman de l'auteur, le Village de l'Allemand, qui conte l'itinéraire de deux frères explorant le sombre passé nazi de leur héros de père, n'y sera pas publié non plus. « Il fera son chemin par la contrebande. C'est un circuit qui marche très bien », sourit Boualem Sansal. À 58 ans, cet ancien haut fonctionnaire « démissionné » en 2003 n'a pas fini de se heurter au mur du silence...

Pensiez-vous que Le Village de l'Allemand, votre dernier roman, serait également interdit en Algérie ?

Oui, car pour les plus nerveux, il est un crime de lèse-Histoire, pour les autres, un tissu de mensonges dont le but est de complaire aux ennemis de l'Algérie. Mes deux livres dénon ...

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