« Je ne suis pas ce que je suis »

« Je ne suis pas ce que je suis »

Le théâtre de Shakespeare abrite maints esprits tordus, certains exhibant leurs tourments, aux confins de la jouissance, d'autres avançant masqués ou travestis.

Si la perversité dans le langage freudien est l'expression d'une libido qui se détourne de l'accouplement à des fins reproductrices, alors Shakespeare est le roi des auteurs pervers. C'est ce que pense Virginia Woolf quand elle fait parler Septimus Smith dans Mrs Dalloway : « L'amour entre un homme et une femme répugnait à Shakespeare. Cette affaire de copulation était crasseuse pour lui... » Et, plus loin : « Comme Shakespeare haïssait l'humanité - le fait de passer des vêtements, d'avoir des enfants ; le sordide de la bouche et du ventre... » Un « dégoût » qui serait à la source de nombre de travestissements de personnages, comme dans La Nuit des rois, où l'on parvient à plaire à sa future moitié en apparaissant travesti. C'est sans doute que le trouble lié à l'ambiguïté sexuelle est ce qui plaît le plus au dramaturge élisabéthain. Heureusement pour le public, qui était aussi bien populaire que de rang royal, tous ces panachés du genre finissent en mariages class ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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