« Je ne mange pas mes amis »

« Je ne mange pas mes amis »

On en sait trop à présent sur l'intelligence et la sensibilité animale pour traiter les bêtes comme une matière première. Leur cause est en marche, rien ne l'arrêtera...

Pas une semaine ne passe sans que la science ne nous en apprenne de belles sur les animaux. Pensez ! Ils sont capables de rire, de réfléchir, d'éprouver de l'empathie : l'éléphant pleure, l'araignée parle, le homard souffre, l'abeille raisonne.

Les animophobes, pseudo-rationalistes, cartésiens enragés ou religieux ultra-sectaires, ont beau crier à l'imposture et à l'anthropomorphisme, rien n'y fait : on ne peut plus regarder les bêtes de la même façon dans leur parc ou derrière les barreaux de leur cage. Il n'y a pas si longtemps, on leur prêtait l'intelligence ou la sensibilité d'un porte-manteau, voire d'une pomme de terre. Nous sommes en train de découvrir, comme saint François d'Assise au XIIIe siècle, ce sont « nos soeurs et nos frères ». Des semblables, pour ainsi dire.

L'humanité reçut un premier choc à propos de l'intelligence animale, à la fin du siècle dernier, quand elle apprit qu'en Californie une perruche ondulée au plumage vert, Puck, avait un vocabulaire ...

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