« Je garde un rythme hérité de la série noire »

« Je garde un rythme hérité de la série noire »

Scénariste et romancier, Tonino Benacquista, 46 ans, n'a pu se résoudre à lâcher les Manzoni, ses antihéros de Malavita. Toujours protégé par le FBI, ces derniers ont trouvé asile dans la Drôme provençale. Mais y a-t-il une vie pour les repentis ?

Comment avez-vous réagi lorsque vos romans ont été comparés à la série Les Soprano ?

Bien, c'est une excellente série. Mais cette proximité m'est venue à l'esprit assez tôt. S'il fallait chercher une référence audiovisuelle, je citerais sans hésiter Les Affranchis de Martin Scorsese. J'ai été marqué par la fin du film, lorsque le héros n'est plus rien, errant dans son lotissement. C'est à ce moment que je me suis intéressé aux programmes de protections de témoins et que, d'un point de vue fictionnel, le personnage du repenti a commencé à m'intéresser. Cela a donné Gianni Manzoni et les siens.

Malavita Encore se tient à la frontière de la littérature blanche et du roman noir. Un équilibre fragile ?

Non, je ne cro ...

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Entretien

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