« JE CONNAIS GENS DE TOUTES SORTES »

« JE CONNAIS GENS DE TOUTES SORTES »

et s'il faut choisir un poème d'Apollinaire, ce doit être en se souvenant que la réponse varierait selon les ans et les saisons, et les jours même, parfois.

Aujourd'hui, donc, il se trouve que je préfère « Marizibill ».

Il y a tant de raisons.

Ne serait-ce que son rapport à la fois frontal et empathique au motif de la prostitution ; motif qui n'est pas une mauvaise pierre de touche pour juger d'un poète, ou d'un homme.

J'aime cette « Haute-Rue à Cologne » qu'elle arpente, où je ne suis jamais allé qu'en lisant ce poème-là.

C'est aussi l'un de ceux à qui nous devons, je crois, le meilleur d'Aragon. Ici : « Je connais gens de toutes sortes ». Là : « J'ai vu tant de gens si mal vivre,/ Et tant de gens mourir si bien ». Ce sont des vers qui chantent simplement, et qui se chantent.

À 14 ans je crus d'ailleurs, en découvrant « Marizibill », que c'étaient des paroles de Bernard Lavilliers ; et je ne savais pas que ce dernier chantait ce t ...

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