« Hanté » par l'affaire dreyfus

« Hanté » par l'affaire dreyfus

C'est à juste titre que Dreyfus avait été condamné et déporté sur cette île du Diable qui semblait n'avoir été ainsi baptisée que pour mieux l'accueillir. Ses juges n'avaient pu se tromper ; et la peine dont il avait été frappé semblait bien légère au regard de la gravité du crime. Pourtant, une famille, quelques rares amis demeurés fidèles, quelques plus rares encore personnalités cherchaient le moyen de faire entendre la vérité afin que fût révisé un procès dont le verdict était une erreur. Quand, après de nombreuses péripéties, fut découverte et révélée, en 1897, l'identité du véritable traître, quand il sembla évident au petit groupe de convaincus que tout serait fait pour étouffer la vérité et protéger une condamnation pour laquelle les règles du droit avaient été bafouées, trouver une voix qui parlerait haut, qui parlerait fort, qui parlerait loin, devenait plus que jamais nécessaire. L'année précédente, Bernard Lazare avait parlé. Mais il était juif, et pour cela susp ...

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