« Avoir eu comme père quelque chose d'aussi banal qu'un nazi »

« Avoir eu comme père quelque chose d'aussi banal qu'un nazi »

L'écrivaine franco-germanique revient sur le passé de sa famille, « plonge dans la forêt des morts ».

C'est un récit comme une coulée de lave. Anne Weber revient sur ses origines. Cette écrivaine franco-germanique, qui vit en France, écrit en allemand et se traduit elle-même en français, voyage au pays de ses aïeux. Elle s'adonne à un travail de mémoire. « Ce sera le trajet de ce livre. Il passera non seulement par des êtres et des événements, par des mouvements du coeur et de l'esprit, mais par la broussaille du temps. Ce sera une exploration. » Elle marche au-devant de ses pensées dans une grande colonne de silence. Son livre est celui de la transmission de la culpabilité, la confession passionnée d'une femme captive de son passé. Elle ne souhaite pas « écrire une énième histoire de père ou de grand-père nazi ». La question lui semble irrespectueuse, insolente. Mais elle ajoute : « Ce qui pèse le plus, c'est d'avoir eu comme père quelque chose d'aussi banal et vulgaire qu'un nazi. »

Ce serait ennuyeux si elle ne portait son sujet à l'universel. Avec un art inimitable. Elle ...

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Entretien

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