« Antonin Artaud, maître de son dessin »

« Antonin Artaud, maître de son dessin »

Les dessins d'Artaud paraissent hors influence, comme s'ils étaient étrangers à toute inscription dans l'histoire de l'art. Ni art naïf ni art brut : une recherche de signes toujours renouvelée.

Invité en 1996 à participer à la biennale Jardins secrets animée par Jean-Louis Pradel, j'ai proposé un hommage fragile à Artaud en réalisant un mural dans l'hôpital d'Ivry-sur-Seine, non loin du lieu où il est mort un jour de mars 1948. Je connaissais naturellement déjà les dessins d'Artaud pour les avoir vus à Beaubourg et à Marseille au musée Cantini. Par parenthèse, j'entends dire parfois qu'on regrette que ces ?uvres ne soient pas plus souvent exposées mais il faut savoir, malheureusement, l'extrême fragilité des dessins à la lumière. Donc, sur l'un des murs rongés de salpêtre de la buanderie désaffectée de l'hôpital, j'ai dessiné le corps d'un homme plantant un crayon dans son dos, selon ce geste d'acupuncture familier à Artaud ; j'ai gravé plusieurs portraits d'Artaud que l'humidité peu à peu a décomposés et, à côté, en travaillant au tournevis, j'ai reproduit ce grand dessin de Rodez : L'Homme et sa Douleur.

Ce qui me frappe d'abord dans tous ...

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