« À mort Camus, Mendès au poteau ! »

« À mort Camus, Mendès au poteau ! »

Camus avait soutenu les tentatives pacifistes de Mendès France, qui dut bien vite céder la place aux tenants de la manière forte.

Le 22 janvier 1956, Camus est venu à Alger à la demande d'un groupe de ses amis qui compte autant de musulmans que d'Européens libéraux. Six mois auparavant, le 20 août 1955 a marqué pour l'Algérie l'entrée dans une vraie guerre qui multiplie ses victimes dans chacune des communautés. L'élection en décembre d'un « Front républicain » constitué à l'initiative de Pierre Mendès France laisse cependant espérer un autre traitement de la question algérienne.

L'écrivain en avait lancé l'idée dans L'Express : afin de « restituer un climat plus favorable à une discussion enfin raisonnable », il s'agirait d'obtenir des belligérants qu'ils s'engagent au moins à ce que « la population civile soit, en toute occasion, respectée et protégée ». Tandis que l'extrême droite l'assiège aux cris d'« À mort Camus ! Mendès au poteau ! », la réunion reçoit le soutien de membres des Églises comme de Ferhat Abbas. L'ancien dirigeant communiste algérien Amar Ouzegane est là, acteur du comité ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.